LéOparleur – Faut Du Rêve
« Faut Du Rêve » a été créé à la frontière de l’Andalousie, lors d’une résidence d’écriture dans une Finca autonome en plein désert…
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le son de ce nouvel album résulterait donc d’une pure énergie solaire et de la force des éléments très présents dans la Pampa espagnole ! Le grand renouveau est dans le retour des guitares électriques et d’une section basse-batterie à la percussion digne des meilleures heures du punk-rock. Des cuivres sombres et luisants, des trombones ska, des trompettes syldaves, des clarinettes klezmer, du violon anatolien, de l’accordéon glam-punk, parfois vieux comptoir de bakélite écaillé, parfois dub ou harmonium entêtant à la Nusrat Fateh Ali Kahn. Des samples, des claviers électro… Un espace élargi, où se côtoient des mondes à priori étrangers, le temps d’une chanson ou d’un concert, rock, cumbia et poésie, guitares saturées et chanson réaliste, boucles flamencas et castagnettes pop…
Le LéOparleur de toujours est bien sûr du voyage (C’est Mon Affaire, El Tren De La Vida…), l’atmosphère y est davantage au service des mots, du langage. On retrouve le côté Chanson avec « Attends Garçon » où la voix et le panache de Maya Martinez, entre Bjork et Piaf, ne sont pas sans évoquer le Paris des Années trente. Le côté punk avec « Mon Koeur Ment » où Simon Oster dévoile les prénoms de ses conquêtes. Et des surprises comme le premier "Slove" du groupe, clin d’œil 80’s à la fois aux Korgis et au «Dj sauveur d’âmes» de Indeep. Peut être qu’un vernis à la patine plus sombre vient aussi de la rencontre humaine avec Lo'Jo chez qui l’album a été retravaillé. Ajoutons une scène partagée avec Manu Dibango et les aventures de voyage au Burundi du batteur et percussionniste Jean Bernhardt, pour obtenir ce « C’est Toi C’est Moi » où les chœurs africains s’harmonisent avec un texte cosmopolite et engagé qui informe et désinforme avec naïveté des aspects de la mondialisation.
Kinks, Clashs, Ojos de Brujo, Calexico… de nombreuses sonorités en bandoulière, mais aussi de l’image, des vers, des idées, de Louis Jouvet à Tim Burton (Quand Je Suis Né), d’Almodovar, Garcia Lorca, Pessoa (No dice nada) à Heidegger et Hubert Reeves (Mon Pays n’existe pas), « Faut Du Rêve » est le fruit d’un acte créatif où les influences sont comme les couleurs utilisées par le peintre, douze titres qui sont autant d'estampes ponctuant le voyage intérieur proposé par ce nouvel opus.
Disque rouge comme un chapiteau de cirque. Rouge, couleur et obscurité, nuit, rêve intérieur et féerique, dans une atmosphère entre joie et tristesse, comme lors de la fête des morts mexicaine (Fais un vœu !). La bestiole fantasmagorique n’a plus peur du noir et nous emporte dans des danses nocturnes et pourtant solaires, aux rythmes arabo-andalous, dans un rock à la patine sombre mais éclatante.
Le tour de chant se partage entre les voix des trois chanteurs : Maya Martinez, Simon et Josef Oster en des interprétations suaves, énergiques et rugissantes de textes personnels, ou écrits en complicité avec les amis, dans la tradition familiale, écrivains, poètes, philosophes, journalistes ou chansonniers : Jean-Michel Martinez, Michèle Oster, Raymond Oster… et Yunus Emré toujours…
Autour des deux frères de l’origine, de la crépitante Maya Martinez et du brio de Jean Bernhardt, Grégory Pernet et Adrien Geschickt, contrebassiste qui rejoint la formation en 2009 pour l’enrichir de ses horizons Dub, Jazz et Reggae, les horizons s’élargissent. Au gré des rencontres, des aventures et de la route se multiplient les complicités, avec Coline Linder au violon et à la scie musicale, Yves Béraud à l’accordéon, Simon Pomarat aux percussions du monde entier, Luckes Hausmann à la trompette, David Florsch aux saxophones et Samuel Klein à la batterie, percussions et autres tambours de cumbia…
Peut être que l’engagement de LéOparleur se lit ici à travers la poésie des textes, la juxtaposition des instruments en un monde d’entente et de tolérance cher aux musiques traditionnelles. Alors cette poésie du libre va jusqu’à défendre des valeurs humanistes et de dialogue tant avec l’autre que plus intérieures (C’est mon affaire). Il est vrai qu’il y a une alerte aussi, comme un point de non retour qui aurait été franchi, d’où le caractère apocalyptique du final rimbaldien « Qu’est ce pour nous mon cœur… », un peu comme le pas franchi lorsque l’homme découvre la capacité de s’auto détruire, lui et la nature qui l’entoure. Voyage intérieur et crépusculaire emporté par le chant de Josef Oster sur le texte peu connu et monumental de Arthur Rimbaud, dans une atmosphère Dub-rock entre Archive et Gotan project. Un point de rupture peut-être dont l’utilité immédiate serait d’alarmer, d’évoquer le vide des relations et du sentiment face au profit personnel à courte vue (Mon pays n’existe pas, Juste Ton Sourire…). La forme reste poétique, ce n’est pas que tout ceci ait lieu dans un lointain hypothétique, mais bel et bien tout près d’ici, dans nos vies sociales et dans l’attitude de nos « élites » dirigeantes !
Si « Revoir la Mer » (2002) est l’album Chanson, celui de la jeunesse, des débuts, « Tout Ce Qui Brille » (2006) est plus alternatif, produit avec François Vachon des Têtes Raides, des Négresses…, plus truculent, torturé et rock. Alors « Faut Du Rêve » sera en 2009 un retour à la sobriété, à une musique plus intérieure. Peut-être que LéOparleur délaisse un peu ses héros de tantôt pour s’orienter à sa propre étoile.
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Juste Ton Sourire
Simon Oster
> Paroles - text - letras
Je vois danser de belles tziganes,
je bois au seuil de mes ombres
mon rêve n'aura de fin
tant que je n'aurai pas trouvé
cet être qui dort au fond de moi.
Cravate, chapeau, tournez bolides,
la vie n'a pas de fin,
on bouge ses hanches comme des pantins
autour d'un feu qui s'éteint...
On se cogne, on s'éborgne
qui aura le dernier mot ?
Danse tzigane, ton avenir est fait
et les roses tombent su ton chemin
La lueur du feu
te donne des airs de déesse,
ton visage brille seul dans le noir.
Juste ton sourire laisse croire
que nous sommes encore en vie...
que nous sommes encore en vie,
encore envie je suis bien
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El Train de la Vida
Maya Martinez/Joseph Oster
> Paroles - text - letras
Si peu de vie, si peu de temps
si peu ou trop: ça dépend du "tantan"
tant d'envies, tant d'ennui, trop ou pas du tout
et pour moi pas d'émoi
trop peu de toi dans mon lit
Un peu de tout, en 1 rien 2
tant de questions, et ron et ron
passe la vie
c'est pas maintenant, c'est si peu tous les jours
tantôt trop tard, tantôt un peu d'espoir...
on égraîne le temps, on s'effleure du bout des doigts,
bercés par le doux bruit, du train train,
on effeuille le coeur, que vais-je faire ce soir,
je l'entends au loin, le train train quotidien
the run away train of your life,
the rail is your destiny,
run the way to know the target,
thrue the clouds the destination
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Attends Garçon
Jean-Michel Martinez
> Paroles - text - letras
attends garçon, attends, attends,
ne baisse pas le rideau de fer
non, ressers-moi plutôt,
et laisse aller le temps à l'en, l'envers
il finira par arriver,
mon grand, mon beau, mon lé gionnaire
laisse-donc la voie libre au passé
et n'oublie pas, allez, mon verre
et mes cibiches, un verre de vin,
j'la connais, tu sais, la rengaine
pour faire rappliquer le marin
faut du rêve, et tout ça, qui traîne
le rimmel qui se fait la malle,
la clope et le jaja, l'espoir,
l'accordéon qui vient, qui chiale,
rit sur la vie qui va, qui foire
va bien finir par débarquer,
t'en fais donc pas, allez, bonhomme,
remets-moi ça vite fait,
maint'nant sûr qu'il va pas tarder,
mon homme
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Mon Koeur ment
Michèle Oster
> Paroles - text - letras
J'voudrais que Léontine
m'adore éperdument
qu'Ernestine m'adule
car je la trouve exquise
j'voudrais que Clémentine
m'présente à sa frangine
qu'Augustine soit éprise
qu'Alphonsine me séduise
Je voudrais que Louise
me dise passionnément
des choses qui érotisent
j'voudrais qu'elle me courtise
j'voudrais que Corentine
et Lise soient conquises
je voudrais que Denise
caramel ou cerise
mais surtout j'aimerais
que tu me rendes mon coeur
que tu me rendes mon coeur
j'crois que j'm' sentirai bien
bien moins mélancolique
et ma vie n'aurait pas
ce vieux goût de fer blanc
mon coeur assidu-ment
mon coeur éperdu-ment
mon coeur absolu-ment
mon coeur obstiné-ment
mon coeur infini-ment
mon coeur séparé-ment
mon coeur inutile -ment
mon coeur si libre-ment...
je voudrais que Justine
tendrement me sardine
que Martine me fascine
que Clarisse m'éblouisse
je voudrais qu'Anaïs
ardemment me chérisse
que Faustine me taquine
car j'adore les rouquines
je voudrais qu'Mercedes
m'envoie un sms
qu'elle revienne Aline
car j'avais trop de peine
qu'Heloïse m'hypnotise
que Marlyse me surprise
que Christine m'hallucine
pivoines et nicotine !
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Mon pays
Raymond Oster/Joseph Oster
> Paroles - text - letras
ne le regrette pas, ne le pleure pas,
je suis, tu es le combat,
le perdant que l'esprit supplie,
le vieux Gitan, le jeune imbécile
que le combat oublie,
ni feu ni lieu, ni Dieu ni Maître,
ni coeur ni envie,
Où reposer ton vieil esprit,
que reste-t-il, que te reste-t-il ?
les Haciendas ont brüelé
et maintenant plus de patrie je n'ai,
les haciendas ont brulé,
maintenant plus de patrie
mon pays est un monde
où la guerre n'existe pas
sans armes et sans histoire
sans heurts, sans fers et sans gloire
une lieu planant entre l'Olympre et la terre,
où l'on oublie le bruit des hélicoptères,
mon pays n'existe pas
si le soleil nous parlait,
saurions nous ecouter ?
si ton coeur te revebait,soudain apres ce long silence,
que dirait il qu'enfin tu saurais comprendre ?
si l'Océan te prenait à témoin,
pour te réfugier enfin,
où donc plongerais tu ?
mon pays n'existe pas
mon pays est un monde
où la guerre n'existe pas
sans armes et sans histoire
sans heurts, sans fers et sans gloire
une lieu planant entre l'Olympre et la terre,
où l'on oublie le bruit des hélicoptères,
mon pays n'existe pas
mon coeur est une ville sans affaires,
où l'on aime le non faire,
et si mon âme est à l'envers,
c'est que mon pays,
dont je rêve n'existe pas,
c'est que mon pays n'existe pas
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Quand je suis né
Raymond Oster/Joseph Oster
> Paroles - text - letras
Quand je suis né, je ne savais pas,
que le monde était si méchant, mal barré,
à sa propre perte, destiné !
Quand je suis né, je ne savais pas,
mais n'étais pas innocent, je savais déjà,
qu'à nouveau j'étais tombé, dans ce lieu infâme,
je le savais, et immédiatement, me suis révolté !
quand je suis né !
Quand je suis né, les pierres éclataient,
sous la froide exigence du soleil,
les esprits pleuraient, hurlaient et suaient,
leurs dernières pauvres idées
comme si, à la venue d'un monde nouveau,
ils allaient partir, en poussière de fleurs ou de cendres,
poussières de rêves, jamais osés,
jamais, rêvés, jamais aimés
qu'importe !
Quand je suis né, le monde a pris froid,
s'est chopé la crève, et la Terre un instant,
a eu un hoquet, elle s'est arrêtée,
de tourner en rond, et s'est mise à barjoter !
quand je suis né !
Yeah I was born
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Slove
Maya Martinez
> Paroles - text - letras
Je passe ma vie à me méprendre
vos intentions ne sont pas si claires
les miennes non plus, ça me desespère
alors seule dans le noir, il faut que je danse
sur un truc qui latte, où je passe mes nerfs
et je veux retrouver
la douce mélodie
le beat lourd et précis
vibration of the bass
l'émotion qui grandit
Car c'est le slovve, oui: le slovve
ma came à moi, mon asphyxiophilie...
Tu sais, D.J, tu... me voilà
mais ce soir je la sors, ma douce ma tendre à moi
celle qui comme moi passe sa vie à attendre
ce moment révé où grâce à toi
on pourra enfin, souffler et s'effleurer...
Car c'est le slovve, oui: le slovve
ma came à moi, mon asphyxiophilie...
Tous ces moments gravés, et je veux retrouver
là, et jusqu'à ma mort, pour la cérémonie
qu'on passe aux gens présents, mes derniers invités
une musique douce mais pas édulcorée
un vrai slovve d'amour, de ceux qui font triper
que les uns puissent danser, les autres se marrer
Car c'est le slovve, oui: le slovve
ma came à moi, mon asphyxiophilie...!
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Fais un vœu
Maya Martinez/Joseph Oster
> Paroles - text - letras
Des rêves, des pensées sur le bout de la langue
des mots comme des clefs, de voute en voute
montent, montent… et je
Fais un vœu…fais un vœu…
Vos pieds sont blancs de pierre opaline
et sur leurs cous glacés la marque indélébile
de la caresse du temps, des milliards de baisers
que des lèvres fébriles sur leur peau ont posés
A travers vos orteils, jusqu’à vos yeux levés
vers le ciel incertain leurs vœux ont rayonné
Vous qui n’êtes que de pierre et grisés de poussière
recevez en vos chairs des désirs millénaires
Elles vous demandaient quoi, les âmes,
il y a mille ansEt encore aujourd’hui
que dois-je vous promettre si à vos pieds je
Fais un vœu…
Je suis la sombre gitane, le valet de bâton
De combien de matons à l’abri des tentures
dans les oraisons du cristal j’ai prédit les futurs
aux horizons les plus funestes
Je leur soufflais
Fais un vœu…
Ce soir la lune est absente, face noire
mais dans le ciel des milliers d’astres
une étoile qui file vers le pays lointain
où nos rêves défilent
A sept ans sur la joue on doit passer la main
Les bracelets cassés on les jette au loin
dans l’océan magique
où coquilles fermées nous restons accrochés
à nos rochers douillets
Jetant cils, monnaies et baisers à tout vent
pour que un jour enfin nous soit donnée la perle
On fait un vœu
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